Suite à la délibération à propos du coeur Presqu’île, Denis Broliquier a profité de son temps de parole afin d’exprimer sa colère envers les méthodes de travail de Gérard Collomb et de son équipe.

Découvrez son coup de colère :

Monsieur le Président,

En protestation à vos méthodes qui n’en finissent pas de se répéter, je n’interviendrai malheureusement pas sur le fond du dossier Cœur de presqu’île aujourd’hui comme je l’avais prévu. Parce que je vous le dis comme nous sommes nombreux à le penser : ça suffit ! Nous en avons assez de vos méthodes grossières qui ne respectent pas les simples règles de courtoisie, encore moins le protocole républicain et parfois même pas le code des collectivités…

Ce dossier n’est qu’un exemple parmi tant d’autres à la Métropole comme à la Ville. Le Cœur de Presqu’île est typiquement un sujet qui nécessite un vrai travail collaboratif, une concertation de tous ceux qui peuvent apporter une expertise technique ou d’usage pour aboutir aux meilleures solutions dans l’intérêt général. Or, comme sur la plupart des dossiers, vous refuser systématiquement d’associer les élus concernés. Sur ce plan presqu’île, nous vous avons demandé il y a près d’un an la mise en plan d’un comité de suivi. Depuis, celui-ci ne s’est tenu qu’une seule fois. Et encore ne s’est-il agit que d’information et d’annonce d’un calendrier de travail qui n’a bien sûr pas été tenu de votre fait…

Aucune concertation donc, à peine ensuite une information et dans des délais qui laissent pontois. Jugez-vous-mêmes :

  • Terrasse de la Presqu’île : vous nous avez présenté le projet à la va vite, sans marge de discussion possible, nous imposant un rdv le jour de la conférence de presse
  • Victor Hugo : même scénario la veille de la réunion publique.
  • Cœur de presqu’île, Monsieur Le Faou a contacté mes services hier matin 9 novembre pour demander un rdv je le cite « dans  l’idéal avant le conseil de Métropole du 10 » connaissant par ailleurs parfaitement les circonstances  personnelles qui m’empêchaient de me rendre disponible ce jour-là. Cette fois, on a atteint le summum de l’incorrection.

Oui je suis en colère. Et non, je n’ai aucun plaisir ni intérêt à m’opposer frontalement à vous. Mais cela fait trop longtemps que vos méthodes parasitent le travail de nos assemblées en toute impunité. Nous ne comprenons pas cette attitude à la fois stérile et puérile dont je suis bien loin d’être la seule cible. Des élus républicains mais aussi de votre propre majorité, y compris des vice-présidents partagent ce sentiment. Ne l’oubliez pas, nous sommes tous, comme vous, des élus de la République.

Et les élus ne sont pas les seuls à faire les frais de votre mépris. Votre politique de la chaise vide à la réunion pour le Musée des Tissus couvre ce conseil de honte ! Quel mépris envers notre ville et de son patrimoine, quel mépris envers nos partenaires à commencer par l’Etat ! Quel mépris envers les Lyonnais tellement attachés ce musée ! L’Etat, la Région et même la CCI ont fait des gestes, certes insuffisants mais significatifs d’une volonté de trouver une solution. Cette volonté, vous ne l’avez pas eu jusque là. Aujourd’hui nous devez engager nos collectivités pour sauver le musée, en refusant de le faire, vous signerez l’arrêt de mort du musée. Vous le savez parfaitement et en porterez l’entière responsabilité.

Pour en finir Monsieur le Sénateur-Président-Maire, les pleins pouvoirs que vous cumulez vous obligent. Ils vous obligent à respecter les élus des assemblées que vous présidez. Ils vous obligent à respecter notre patrimoine et à le défendre. Ils vous obligent à respecter les habitants de cette Métropole.  Nous espérons à l’avenir pouvoir enfin travailler plus sereinement et de façon constructive. Cela ne tient qu’à vous.

Je vous remercie,

Denis Broliquier

2016-1598 : Lyon 1er, Lyon 2° – Coeur Presqu’île – Etudes globales – Mise en sécurité et maîtrise d’oeuvre de la place des Terreaux – Individualisation complémentaire d’autorisation de programme

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