Collège Vendôme : une nouvelle fois aucune vision stratégique sur ce dossier ?

Une nouvelle fois Laurence Croizier a pris la parole pour défendre les collègiens du collège Vendôme, mais cette fois-ci ce n’est pas uniquement la cantine manquante qui interpelle, mais la suppression en plein milieu d’année des créneaux attribués dans un gymnase pour des cours d’EPS aux collégiens de Vendôme pour les réaffecter pour le temps périscolaire des élèves de la Ville de Lyon.

Peut-on revenir à l’intérêt de l’utilisateur final, à savoir nos collégiens dans ce dossier qui devient une caricature ?

Monsieur le Président, chers collègues, 

Je profite tout d’abord de ce dossier pour saluer le travail fait par la société Mille et un Repas, sur le gaspillage alimentaire que j’ai évoqué dans notre  délibération sur les déchets.

J’ai pu constater le fonctionnement et l’organisation de la cantine du collège Fénelon et la réduction des déchets par repas est telle que seuls17 g sont jetés par repas, au regard d’une moyenne nationale de 167 g soit 10 fois moins.

Par ailleurs, Monsieur le Président, lors de notre dernier conseil, je vous interrogeais sur le bâtiment réservé au 85 rue Vendôme pour l’extension du collège Vendôme, emplacement réservé depuis des années par le Conseil Général.

Ce bâtiment représente la dernière réserve foncière pour un collège qui est arrivé au bout de son exploitation. Et le maintien de cet emplacement va bien au-delà du lieu d’implantation de la cantine…..

Ma question provenait d’informations données par les habitants étonnés des allées et venues dans ce bâtiment.

Aucun élément donc, fourni par la Métropole sur ce sujet, ni lors de notre séance, ni dans les mois précédents, ni du Conseiller délégué aux Collèges, ni de vice président en charge de l’urbanisme, adjoint à la Ville de Lyon.

3 jours après notre séance, un courrier de la Ville de Lyon nous apprenait que la Métropole avait depuis des mois fait savoir à la Ville de Lyon que ce bâtiment ne l’intéressait plus et la Ville a donc désormais le projet d’un immeuble social sur le site.

Social ou non, d’ailleurs, là n’est pas la question…

Mais Mesdames, Messieurs les Maires, qui vous interrogez sur votre représentation dans quelques années au sein de la Métropole, que pensez vous du fait qu’à aucun moment la Métropole n’a jugé utile de solliciter notre avis, de nous informer de leur décision unilatérale d’abandonner cette réserve foncière ? C’est grave.

Comment est-il possible que séance après séance, à aucun moment, aucun vice président ou conseiller délégué n’a  jugé pertinent de nous donner cette information ?

Une nouvelle fois aucune vision stratégique sur ce dossier ?

Nous ne pouvons l’accepter. Que cherche-t-on à la fin ?

2ème sujet : Lors du dernier conseil d’administration du Collège Vendôme, nous avons été alertés sur la suppression en plein milieu d’année des créneaux attribués dans un gymnase pour des cours d’EPS aux collégiens de Vendôme pour les réaffecter pour le temps périscolaire des élèves de la Ville de Lyon.

Comment faire ? Simple dit la Ville, « voyez cela avec la Métropole qui vous trouvera des installations et vous paiera le car pour y aller… »

Mais dans quel monde vivez-vous ? Cet épisode est-il le dernier en date des tensions politiques entre la Ville de Lyon et la Métropole ? Les collégiens de Vendôme ont-ils à en faire les frais ? Actuellement il n’y a aucune solution, et nous ne risquons pas de pouvoir compter sur les propres installations de Vendôme pour lesquelles – je vous le rappelle-  nous avons déjà du voté une subvention lors de notre dernière séance compte tenu du manque d’équipements sportifs disponibles.

Enfin : si nous pouvions éviter des solutions absurdes de faire 1h30 de transport pour  une heure de sport comme c’est le cas de certaines classes de Vendôme qui se rendent à la halle Diagana : très belle installation au demeurant…

Peut-on revenir à l’intérêt de l’utilisateur final, à savoir nos collégiens dans ce dossier qui devient une caricature ?

Mais Monsieur le Président, Pascal BLACHE Maire du 6e et moi-même ne perdons pas espoir et comptons sur vous pour un nouveau souffle.

Je vous remercie.

Laurence Croizier