Ce lundi 27 juin, lors du conseil de la Métropole de Lyon, Christophe Geourjon est intervenu pour commenter le compte administratif 2015. Des comptes dont les ratios sont bons, mais qui cachent bien d’autres points négatifs.

 

Monsieur le président.

Christophe-Geourjon---Groupe-UDI-Métropole-de-Lyon-image-UneCe compte administratif est le 1er de la Métropole de Lyon. Nous reconnaissons que ce CA2015 est relativement satisfaisant : les ratios sont bons, mais cela est la moindre des choses. 

En effet, vous avez augmenté significativement les recettes par une hausse de la fiscalité. Ce qui en toute logique améliore les ratios mécaniquement.

Ensuite, la PPI a pris du retard, donc les investissements prennent du retard. Encore une fois, cela améliore les ratios.

Enfin, une partie de la dette est cachée au SYTRAL. Je l’avais déjà signalé lors du compte d’administratif 2014, où il manquait déjà 1,094 Md€ de dette et 275M€ de recettes fiscales (le versement transport des entreprises). La majorité des autres agglomérations n’ont pas de syndicat des transports, les investissements dans ce domaine sont donc directement visibles dans leur budget. Si nous procédons à cette correction la dette de la Métropole atteint la somme de 3,226 Md€. Après correction, la Métropole de Lyon est une des agglomérations les plus endettées avec Toulouse. A titre de comparaison la dette moyenne par habitant représente 1497 € à Marseille, 1 510€ à Lille et plus de 2400€ à Lyon. Cette organisation spécifique améliore là aussi les ratio.

Monsieur le Président, parlons maintenant du budget de fonctionnement. Nous revenons encore une fois à mon cheval de bataille : la mutualisation.

Aujourd’hui, ce CA2015 devient de fait le T0 du comparatif de l’effort de gestion de la Métropole pour les années à venir… or sans l’anticipation et la planification rigoureuse et volontaire des dépenses de fonctionnement qui aurait dû être faite en amont pour accueillir les éléments des ex-services du conseil départemental détachés par la loi MAPTAM, le résultat est mauvais.

C’est justement dans le budget de fonctionnement que nous observons le grand changement opéré par la création de la Métropole de Lyon : les charges de personnel ont augmentés de 83%, passant de 203 092 843€ à 371 815 839€, soit presque le double !  Ceci représente, logiquement, l’addition des charges de personnel du Grand Lyon et du Conseil Général. Pour cette 1ère année d’existence on ne voit pas le bénéfice de la création de la Métropole en terme de budget de fonctionnement, nous serons attentifs à l’évolution de ce poste dans les années à venir.

En introduction de ce conseil, j’évoquais votre prévision de 147M€ d’économie. Ramené à la population, c’est moins que l’objectif d’économie de Bordeaux. Pour être précis, c’est 10% de moins d’économie. Pourtant, Monsieur le Président, Bordeaux n’est pas une Métropole au sens de la Métropole de Lyon, elle n’a pas fusionné avec le Conseil Général de Gironde. Elle est restée simplement une communauté d’agglomération comme le Grand Lyon l’était il y a encore 2 ans… Mais elle a, quand même, mis en œuvre une ambitieuse politique de mutualisation qui semble plus efficace qu’à Lyon…

Monsieur le Président cette simple comparaison démontre votre manque de volonté politique dans la mutualisation des services. Seule solution pour maintenir une haute qualité du service rendu sans hausse de la fiscalité.

Cette simple comparaison nous inquiète pour l’avenir.

Nous voterons donc contre ce compte administratif 2015

Je vous remercie,

Christophe Geourjon


Renouvellement de demande d’information sur le budget primitif 2016

Procès Verbal du 21 mars

Monsieur le Président,

Lors du conseil du 21 mars, suite à mon intervention sur le budget primitif et à mon insistance sur l’importance pour les finances de la Métropole d’une bonne mutualisation entre les services de l’ex Conseil Général et ceux de l’ex Grand Lyon, vous m’aviez annoncé un objectif de 147M€ d’économies grâce à la mutualisation.  Un chiffre important ! Or, malgré ma demande, nous n’avons pas plus d’informations à ce sujet.

Je profite donc de l’adoption du Procès Verbale du conseil du 21 mars, pour réitérer ma demande : pouvez-vous nous indiquer, comment vous arrivez à ce chiffre et quels sont les impacts sur les services et les effectifs?

Il y a là un souci de transparence et de bonne gestion de notre collectivité.

Je vous remercie,

Christophe Geourjon

RSS
Follow by Email
Facebook
Facebook
YouTube
YouTube