La Confluence est un quartier en grande évolution. Les logements et les bureaux entrainent une hausse de la population mais les équipements sont nécessaire pour assurer un bon cadre de vie : salles associatives et familiales, équipements sportifs, suffisamment d’écoles et de logements sociaux,…

Denis Broliquier, maire du 2e arrondissement est intervenu pour dénoncer ce manque d’équipement qui permettront de construire un quartier viable et vivable.

Architecture, environnement, haute technologie, Confluence est devenu un quartier de référence au-delà de nos frontières lyonnaises, ce quartier accueil d’ailleurs en ces jours d’été de plus en plus de touristes. Mais nous devons faire en sorte que se construise aussi un quartier viable et vivable. Confluence n’a pas vocation à être seulement la vitrine de notre Métropole. »

Intervention de Denis Broliquier

Monsieur le Président, mes chers collègues, 

Cette modification n° 3 du programme des équipements publics (PEP) de Lyon Confluence que vous nous demandez d’adopter aujourd’hui ressemble malheureusement passablement à la précédente.

En effet, à l’image de la modification n°2 votée en septembre dernier, les moyens ne sont pas à la hauteur des ambitions de la Confluence. Nous le savons tous depuis des années : le quartier de la Confluence va passer de 10 000 habitants aujourd’hui, à 16 000 habitants en 2025. Vous misez sur une forte densification sur la ZAC 2, mais vous n’anticipez pas le déficit déjà cumulé et à venir en matière d’équipements publics de proximité. Multiplier logements et bureaux entraîne de fait une hausse de la population, une hausse des emplois et c’est une bonne chose. Mais encore faut-il prévoir les équipements nécessaires. Or dans le programme, le compte n’y est pas.  

La salle associative et familiale pourtant promise par votre majorité en 2014, a été abandonnée en septembre dernier. Si le projet a bel et bien disparu, le besoin est toujours d’actualité. C’est un besoin pour Lyon ; Vous savez très bien que les salles de la Garenne et de la Ficelle ne suffisent pas pour les manifestations importantes des associations de notre agglomération. C’est aussi un besoin pour la Confluence qui va d’ailleurs croissant avec le développement du quartier. Vous connaissez pourtant le rôle structurant des associations locales dans l’émergence d’une vie de quartier. Le rôle de la collectivité n’est pas simplement de donner des subventions, comme cela est décrit dans le rapport 2797, mais bien d’accompagner de façon plus pérenne la vie associative. Nous avions une chance inespérée de réaliser un projet qui en plus, faisait consensus sur tous les bancs de l’assemblée et vous y avez renoncé. Dommage. Trop dommage. 

Sur le plan sportif également, le compte n’y est pas. Dans ce quartier en renaissance, où tout est à construire, à la pointe de la modernité, nous devrions avoir des équipements multi-activités, modulables avec des espaces transformables des jauges évolutives pour optimiser l’utilisation des volumes. Si Confluence est une vraie terre d’expérimentation dans certains domaines, en matière d’équipements publics de proximité, Confluence reste très XXe siècle !  

Mais c’est sur le plan scolaire que le manque d’anticipation est sans doute le plus flagrant. À tel point que la Ville n’est même plus en capacité d’en assurer la construction et se voit obligé d’en confier la maîtrise d’ouvrage à la SPL. Pourquoi pas, mais pourquoi l’avoir fait si tardivement ? La SPL est maintenant acculée à travailler dans l’urgence. Or on mesure encore chaque jour ce que construire dans l’urgence signifie à l’école Germaine Tillon. Les problèmes de conception et de malfaçons n’en finissent pas d’être résolus même plusieurs années après l’ouverture de l’école. Alors pourquoi sans cesse réitérer les erreurs du passé ?

Un dernier mot concernant un sujet important, celui du logement social. Le 2e est l’arrondissement qui a le plus progressé en la matière. Nous sommes passés d’un taux SRU de 7,40 % en 2001 à 14% en 2017, essentiellement grâce au projet Confluence bien sûr. Là encore, nous approuvons ce développement bénéfique pour les Lyonnais et  pour notre ville. Pour autant, attention à ne pas rompre des équilibres qui sont déjà bien fragiles. Malgré la loi, la mixité sociale ne se décrète pas à coups de pourcentages. Elle se construit peu à peu, notamment grâce à la vie associative que j’évoquais il y a un instant. Là encore, sachons titrer les leçons du passé. Entre Perrache et Confluence, certains IRIS possèdent aujourd’hui des taux SRU supérieurs à 30 %. Nous vous alertons donc sur la nécessité de veiller à une meilleure répartition de ces logements sur l’ensemble de notre territoire y compris le 2ème arrondissement.

Architecture, environnement, haute technologie, Confluence est devenu un quartier de référence au-delà de nos frontières lyonnaises, ce quartier accueil d’ailleurs en ces jours d’été de plus en plus de touristes. Mais nous devons faire en sorte que se construise aussi un quartier viable et vivable. Confluence n’a pas vocation à être seulement la vitrine de notre Métropole. 

Je vous remercie.

Denis Broliquier


Conseil Métropolitain du 25 juin 2018
Intervention de Denis Broliquier 
Dossier nº2018-2853/2854/2855 : Zone d’aménagement concerté (ZAC) Lyon Confluence 1ère phase et 2ème phase

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