Suite à l’annonce de la Chambre de Commerce et d’industrie Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne (CCIL) de l’arrêt du financement du musée des tissus, les élus du groupe UDI ont réagit pour la sauvegarde d’un musée historique du savoir-faire de Lyon.

Lors du conseil du 11 juillet, une subvention est proposée pour permettre le bon déroulement de la médiation décidée par la ministre de la culture et de la communication, qui doit aboutir à une nouvelle gouvernance au 1er janvier 2017 et ainsi permettre la survie du musée.

Denis Broliquier est intervenu pour saluer cette décision.

Monsieur le Président,

denis-broliquier - Groupe UDI Métropole de LyonCet engagement financier de 125 000 € décidé il y a quelques mois est évidemment une très bonne chose puisqu’il a pour vocation de contribuer au financement du Musée jusqu’au 31 décembre 2016. Nous le voterons avec d’autant plus de plaisir que ce qui était au départ une bouée de sauvetage peut maintenant être considéré comme un investissement pour notre Métropole. Il est le point de départ d’un soutien qui va nécessairement se prolonger dans le temps maintenant que l’Etat s’est engagé.

C’est en effet avec joie et soulagement que nous avons accueilli l’annonce du Ministère de la culture. La mobilisation locale, nationale et internationale a permis aux collectivités d’abord, puis à l’Etat ensuite, de prendre enfin conscience de la valeur de notre patrimoine et de son impossible abandon.

Grâce au travail remarquable du médiateur Monsieur Le Roy, voilà enfin des perspectives d’avenir qui réapparaissent pour le Musée. Bien sûr, annoncer la création d’une association ne fait pas tout mais c’est la première fois depuis bien longtemps que les équipes du Musée vont pouvoir travailler sur des perspectives de développement et non plus de survie.

L’annonce du Ministère de la Culture entérine enfin l’engagement de l’Etat que nous appelions de nos vœux depuis le début. Car seul l’Etat peut jouer ce rôle moteur entrainant dans son sillon les collectivités locales, de la CCI, et bien sûr du privé, professionnels du textile, entreprises, mécènes, particuliers.

L’Etat est donc dans son rôle. La Région aussi. A nous Métropole ou Ville de Lyon de jouer le nôtre. Qui va porter ce projet ? Cet outil de rayonnement international a naturellement plutôt vocation à être métropolitain. Est-ce aussi votre avis ?

Maintenant que l’Etat et les collectivités se sont engagés. Alors les partenaires privés vont suivre. Et nous ferons tous pour les mobiliser, pourquoi pas aussi en lançant une campagne de financement participatif une fois l’association créée et le projet défini.

Créer le modèle de gouvernance, définir le projet, mobiliser les budgets, lancer les travaux de rénovation, tout reste encore à faire. Mais une nouvelle page de l’histoire du musée va s’ouvrir. Il y a matière à proposer un magnifique projet entre culture et innovation pour promouvoir nos collections et nos savoir-faire français.

Des liens doivent pouvoir être tissés entre patrimoine et développement industriel, entre savoir-faire des soyeux parant les plus grands monuments historiques du monde et innovation technologique en matière textile. A ce titre, le projet de création d’une Matériauthèque portée par UNITEX en lien avec le Musée prend tout son sens.

Il y a là une opportunité de faire de Lyon et du Musée des Tissus et des arts décoratifs un lieu de témoignage, un espace de dialogue et d’échange entre mémoire et innovation qui continue de faire référence dans le monde. A l’heure de la décentralisation, ancrer une telle référence en région est en soi un acte d’innovation et de reconnaissance forte du rôle et des savoir-faire des territoires.

Je vous remercie.

Denis Broliquier

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