Futur mode de gestion de l’eau potable

La délégation de service public (DSP) confiée par la Métropole de Lyon en février 2015 à Veolia se termine le 31 décembre 2020. Cette délégation a en charge l’approvisionnement en eau de l’agglomération et sa distribution.

Lors de la commission générale du 5 novembre 2019, le choix du futur mode de gestion de l’eau potable a été évoqué. Cependant la décision sera prise après les élections de mars 2020.

Intervention de Denis Broliquier

Monsieur le Président,

Les élus UDI et apparenté se prononcent sans ambiguïté en faveur d’une nouvelle DSP pour la gestion de l’Eau de la Métropole de Lyon. 

Au nom des élus UDI et apparentés, je commencerai par saluer la démarche de réflexion engagée autour de cette question de la gestion de l’eau pour notre Métropole. Merci à la Direction de L’Eau qui a mis toute sa technicité au service des élus pour enrichir le débat et nous permettre de mieux appréhender tous les enjeux de ce sujet. Notre collectivité peut être fière d’avoir des fonctionnaires de ce niveau. 

Après cette étude approfondie et une visite des élus de notre groupe au siège de Eau du Grand Lyon – accompagnée de Jean-Paul COLIN, que nous remercions aussi – notre position est clairement favorable à la Délégation de Service Public.

En effet, en s’appuyant sur un cahier des charges très précis et sur la mise en place d’indicateurs de contrôle exigeants et bien suivis par la Direction de l’Eau, la DSP actuelle a donné satisfaction.  Sur le plan économique aussi, on ne peut que constater l’efficacité du modèle établi, tant pour notre collectivité que pour le consommateur.

Malgré toute la compétence de nos agents, passer en régie directe ferait à notre sens courir le risque de ne pas faire aussi bien. Cela demanderait par ailleurs des investissements importants sans parler de la complexité de la transition entre les deux modes de gestion. A nos yeux, le jeu n’en vaut pas la chandelle sur le fond comme sur la forme. 

Et nous nous prononçons même pour une DSP de plus longue durée que les 8 ans du contrat actuel. Le niveau de l’investissement prévisible l’exige. Nous tenons aussi à une DSP exigence et contrôlée. 

En vue de la rédaction du cahier de charge de renouvellement de la DSP, nous tenons à ajouter les propositions suivantes.

La question de la ressource étant fondamentale, il est indispensable de s’interroger dès maintenant 

  • Sur la sécurisation de l’approvisionnement et sa diversification, car notre système actuel dépend trop du champ captant de Crépieux-Charny
  • Sur les potentielles interconnexions de notre réseau avec d’autres réseaux du même bassin versant 
  • Et, dans une vision à plus long terme, sur une meilleure gestion de la nappe phréatique pour lutter contre le tarissement.  

Par ailleurs, pour être encore plus performants dans la maintenance et l’entretien du patrimoine, nous proposons d’intégrer à la DSP toutes les canalisations, y compris les gros diamètres. Cela éviterait que les crédits de la collectivité initialement destinés à cet entretien ne servent en réalité de variable d’ajustement budgétaire pour la Métropole… 

Enfin, toujours dans l’optique de préserver notre ressource eau, il faut sans doute s’interroger sur un système de tarification incitant plus fortement à la lutte contre le gaspillage.

Sur une question aussi importante pour la cité, il est fondamental de ne pas s’enferrer dans des visions idéologiques, mais bien de se baser sur l’efficacité et la qualité du service rendu aux habitants de la Métropole dans la durée. Dans cette perspective, c’est bien la délégation de service public, suivie et contrôlée par toute la compétence des services de la Métropole, qui a notre préférence.

Je vous remercie.

Denis Broliquier


Commission générale du 4 novembre 2019 : Présentation du futur mode de gestion de l’eau potable 

Intervention de Denis Broliquier