Les déchèteries fluviales font parties d’une série de délibérations innovantes présentées lors du conseil du 21 mars, avec le guichet numérique et le pass Urbain. Un concept particulièrement intéressant, mais qui permet à Laurence Croizier de faire un état des lieux des déchèteries de proximité qui ferment une à une. 

Laurence Croizier InterventionMonsieur le Président,

Vous nous proposez une délibération pour un dispositif innovant de déchèterie fluviale en collaboration du groupe Suez.

Nous y sommes particulièrement favorables.

Notre présente intervention vise en revanche à pointer l’incohérence de la démarche actuelle, supprimant peu à peu les déchèteries de proximité comme les bennes mobiles par exemple en juin prochain place de l’Europe.

La collecte des déchets est bien la 1ière étape pour une valorisation efficace.

Depuis que vous avez décidé d’espacer la mise à disposition des bennes mobiles 1 fois tous les 2 mois et non plus chaque mois, les dépôts sauvages se sont multipliés dans les rues. Nous sommes déjà passés de 580 tonnes de dépôts sauvages pour la rive gauche en 2014 à 805 tonnes en 2015. Qu’en sera-t-il quand ce service sera totalement supprimé ?

Vous mentionnez fort justement que le coût à la tonne de l’ébouage est alors  4 à 6 fois supérieur à la tonne collectée en déchèterie. Où est l’économie ?!

Certes, nous pouvons tous déplorer le manque de civisme d’habitants peu scrupuleux…

Une fois que l’on a dit cela…
Il reste que vous supprimez un service de proximité particulièrement utile dans les arrondissements permettant à chacun d’avoir une attitude plus respectueuse de l’environnement, outil qui ne sera pas compensé par la mise en place d’une plateforme sur la Saône.

Pour ce sujet du traitement, du tri et du recyclage des déchets, notre groupe souhaite une vision globale et durable.

Je vous remercie.

Laurence Croizier

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