Politique Métropolitaine en direction de la vie associative : une offre améliorée, simplifiée, plus claire et avec une meilleure lisibilité

En 2015, la Métropole de Lyon a héritée du Département du Rhône la compétence « soutien à la vie associative », depuis la politique en direction de la vie associative n’avait pas évolué. Aujourd’hui, les conseillers métropolitains font évoluer le cadre d’interventions.

Intervention de Bernard Gillet

Monsieur le Président,

Par cette délibération, vous faites évoluer le cadre d’intervention en faveur du soutien de la vie associative. Les associations constituent le cœur de notre société, elles sont des lieux de rencontres, de construction, de projet, de débat, de partage, de vivre ensemble.

Avec plus de 20 000 associations acteur dans tous les domaines d’activité sur notre territoire et avec une dynamique d’engagement importante tous les ans (1700 créations d’associations par an), il était nécessaire de faire évoluer notre politique métropolitaine de soutien à la vie associative héritée du Département du Rhône en 2015.

Une offre améliorée, simplifiée, plus claire et avec une meilleure lisibilité est un impératif pour des interlocuteurs le plus souvent bénévoles. Les élus du groupe UDI soutiennent sans réserve plusieurs axes :

  1. le développement de formations adaptées aux problématiques des associations
  2. la création d’un réseau fédérateur et structurant la vie associative
  3. le soutien au développement de la vie associative
  4. la mise en place d’un observatoire interne de la vie associative

Cependant, vous annoncez une mesure à destination des associations locales, avec la mise en place d’une enveloppe réduite de subventions dites « coup de pouce ». Comme vous le rappelez dans la délibération : « les associations de proximité contribuent à l’animation de la vie sociale locale ». Cet axe de la politique Métropolitaine mérite plus de précisions. En effet, les élus UDI estiment que la proximité doit être de la responsabilité des communes. Le Maire et les élus municipaux sont les mieux à même de tisser des liens avec les associations locales et de construire des passerelles avec les actions collectives. La Métropole n’est pas le bon niveau pour développer la proximité , c’est le rôle de la commune qui a une meilleure perception et expertise de la vie locale. 

Ce rapport illustre, une fois encore, la nécessité de définir ce qu’est Métropolitain et ce qu’est de la responsabilité de la Commune et de son Maire.

Ce dispositif  “Coup de pouce” ne peut donc pas être qu’un dispositif très limité en terme budgétaire, qui vient soutenir un nouveau projet d’une association. Ce dispositif doit donc avoir pour objectif de donner aux associations les moyens d’innover et d’explorer de nouveaux horizons.

Enfin, nous souhaitons d’avantages d’informations sur les critères d’attribution des subventions. Qui choisit ? Comment ? Depuis deux ans, nous votons des délibérations attribuant ces subventions, mais ne serait-il pas plus démocratique, juste et transparent d’établir des comités de suivi et d’éligibilité composé, pour chaque territoire, chaque CTM, par les élus Métropolitains dans leurs diversité ? Croyez au souhait d’implication de tous les élus, même ceux de l’opposition !

Monsieur le Président, nous voterons évidemment cette délibération, et espérons que vous répondrez à nos interrogations et requêtes dans les mois à venir.

Je vous remercie,

Bernard Gillet


 

Dossier n° 2017-2181 : Politique métropolitaine en direction de la vie associative
Intervention de Bernard Gillet

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