Prévention des déchets : nous devons démontrer une volonté politique forte

Conformément à l’article L 541-15-1 du code de l’environnement, les collectivités territoriales, responsables de la collecte ou du traitement des déchets ménagers et assimilés doivent, notamment, établir un Programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés (LPDMA). À la différence du tri et du recyclage des déchets, la prévention des déchets intègre toute action permettant de diminuer à la source les quantités de déchets (réduction quantitative) et d’en limiter leur nocivité pour l’homme et l’environnement (réduction qualitative). Prioritaires en matière de gestion des déchets dans la réglementation, les actions de prévention se situent donc avant l’apparition du déchet ou de sa prise en charge par la collectivité. 

Laurence Croizier est intervenue pour demander une volonté politique forte suivant 3 enjeux stratégiques : la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’élargissement des cibles vers des acteurs particuliers et la réalisation d’une étude prospective sur la mise en place d’une tarification incitative de la récole des déchets. 

Intervention de Laurence Croizier

Monsieur le Président, chers collègues,

Notre intervention se situe dans le cadre des 2 délibérations 3257 et 3221 concernant la feuille de route pour l’amélioration du tri des déchets et l’approbation du programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés.

Bien entendu notre groupe votera ces 2 délibérations et j’en profite pour saluer le travail très exhaustif piloté par notre collègue Emeline BAUME sur ces sujets.

Nous souhaiterions toutefois mettre l’accent sur 3 points car la prévention de la production des déchets représente un véritable enjeu de société. Réduire nos déchets est  la responsabilité de chacun et nécessite l’adhésion et la mobilisation de tous.

Nous devons à travers ces délibérations et leur application démontrer une volonté politique forte.

1er enjeu stratégique : la lutte contre le gaspillage alimentaire : la priorité doit être donné pour engager des actions fortes au niveau des écoles et des collèges, en modifiant même nos installations et nos fonctionnements à l’image de ce que le collège Fénelon du 6ème (qui a la chance d’avoir une cantine) a pu réaliser : les déchets alimentaires par repas sont passés à moins de 20 g ! 

D’une façon générale, poussons nos écoles et nos collèges dans la labellisation E3D : ce sont les citoyens de demain.

L’accompagnement dans chaque ville des commerçants et restaurateurs est également un relais obligatoire  pour modifier les comportements.


2ème enjeu : élargir nos cibles vers des acteurs particuliers : bailleurs, copropriétés, syndics… : toutes nos politiques en ce domaine peuvent s’y décliner : amélioration du tri, compostage, donneries, gestion des espaces verts (en y ajoutant un travail sur la biodiversité par exemple).Et sans oublier que toutes ces actions sont facteurs de cohésion sociale.

Mais aussi la sensibilisation des entreprises et des salariés. Nous nous apercevons que de nombreuses entreprises ont cette démarche et que le lien avec la collectivité peut être un facteur de démultiplication.

3ème enjeu qui rejoint notre travail sur la TEOM : réaliser une étude prospective sur la mise en place d’une tarification incitative : là aussi nous avons une perspective importante de baisse significative des déchets

Enfin, capitalisons sur nos expériences, et ce n’est pas forcément le plus simple…

Faire connaitre au niveau de notre arrondissement nos actions de sensibilisation et de lutte contre les mégots, les déjections canines, les points de collecte de sapins, de déchets EEE, de textiles, expliquer l’intérêt de la collecte du verre, bref, démontrer concrètement que ces enjeux sont une urgence.

C’est un défi passionnant sur lequel notre groupe soutiendra la mise en place de moyens exemplaires, mais nos habitants y sont prêts.

Je vous remercie.

Laurence Croizier


Dossier 2018-3257 – Prévention des déchets – Approbation du programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés (PLPDMA) 2019-2024

Conseil du 10 décembre 2018

Intervention de Laurence Croizier