Délibération principale de ce conseil de la Métropole du lundi 6 novembre, le Projet Métropolitain des Solidarités (PMS) est un document programmatique de l’action sociale de la collectivité  de 2017 à 2022. Elle propose une vision intégrée des solidarités : petite enfance, aides aux personnes âgées, handicapées, santé publique, développement sociale,…

Ces compétences étaient assurées par le Conseil général du Rhône, dévolues ensuite à la Métropole lors de sa création en 2015.

Gilles Lavache est intervenu au nom des élus UDI. 

Monsieur le président, mes chers collègues,

Le projet que nous votons aujourd’hui est un texte fondateur pour notre collectivité en matière d’action sociale et de solidarité. A cet instant, nous actons notre passage définitif de Communauté urbaine à Métropole de Lyon par l’organisation dans tous les domaines de compétences sociales assurés il y a encore peu par le Conseil général du Rhône.

L’ambition de ce document est de proposer une vision globale de l’ensemble des compétences sociales dans un seul document programmatique. Nous approuvons cette démarche. Plus précisément, les élus UDI et apparentés, retrouvent dans ce schéma d’organisation sociale et médico-sociale, élaboré dans une large concertation, des thèmes correspondant à leurs convictions profondes : la plus significative étant la conduite des projets sociaux de territoire, c’est-à dire-au plus proche de nos concitoyens. Il en est de même pour l’intérêt supérieur de l’enfant. Notre attention doit et devra être pleine et entière dans ce secteur en évoquant, pour exemple saisissant, l’Institut départemental de l’Enfant et de la Famille. Il faut connaître cette maison pour prendre pleinement la mesure de nos responsabilités en faveur de la protection de l’enfance.

La coordination du travail social entre les Communes, les CCAS et la Métropole reste un sujet sensible à développer dans les années à venir.

Nous approuvons le développement du numérique, même si nous notions de l’absence d’un plan de formation aux changements pour les équipes et surtout la non-prise en compte des publics les plus éloignés des outils numériques. Cette évolution ne doit pas être à l’origine d’une exclusion supplémentaire.

Concernant les personnes âgées et les personnes en situation de handicap, les élus UDI approuvent le développement de formes innovantes d’habitats adaptés, la structuration du secteur de l’aide à domicile, le développement et le pilotage de l’offre d’accueil en établissement.

Nous notons la création de plus de 250 places en 2015-2016, le projet d’un EHPAD de 80 lits à Bron, tout en réaffirmant l’impératif engagement de notre assemblée concernant le droit à la fin de vie dans la dignité. L’accueil en établissement appelle une réflexion de la part de notre groupe. Le besoin d’un solide accompagnement financier des établissements se confirme chaque jour. La capacité d’accueil n’est plus suffisante et la qualité des services, malgré la meilleure volonté des professionnels, que nous saluons, est très souvent problématique. La convergence tarifaire décidée par François Hollande et confirmée par Emmanuel Macron va encore fragiliser ces établissements, et particulièrement les établissements publics qui accueillent souvent les pensionnaires les plus dépendants.

Nous regrettons l’absence dans ce document d’une véritable volonté d’améliorer l’attractivité des métiers de la solidarité. Il y a un véritable enjeu où la Métropole doit jouer un rôle central, sinon nous avons un risque réel de développer des politiques et d’ouvrir des structures sans avoir les hommes et les femmes pour accompagner les bénéficiaires.

De même, il est souhaitable que la partie évaluation soit plus présente de ce document. Une évaluation de l’efficacité de nos actions est prioritaire, mais avant tout une évaluation de la qualité de l’accompagnement. En effet, dans le domaine des solidarités, plus qu’ailleurs, c’est l’individu qui doit être au cœur de l’action publique.

Dans le même esprit, les élus UDI trouvent que l’intégration des solidarités dans l’ensemble des autres politiques Métropolitaine n’est pas assez développée. En effet, le social et la solidarité n’est pas uniquement une affaire de spécialistes, là aussi nous avons besoin d’une approche en réseau pour interconnecter, par exemple, les questions de solidarité avec l’éducation, la culture ou les déplacements.

En passant de la Communauté urbaine à la Métropole nous devrons, sans doute, discerner notre investissement pour soutenir le fonctionnement de ces établissements, afin de répondre à nos nouvelles obligations sociales.

Un véritable choix politique, noblement tourné vers l’humain pour le mieux-être des habitants de la Métropole qui ont, à un moment de leur vie, besoin de notre solidarité et de notre disponibilité.

Je vous remercie,

Gilles LAVACHE


Dossier n°2017-2275 : Développement solidaire et action sociale – Projet métropolitain des solidarités 2017-2022

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