REM V2.0 : UN PHASAGE EN 2 ÉTAPES

Projet Mobilité V2.0

Juin 2019

Dossier complet

Janvier 2019

Résultat de l'enquête

Avril/mai 2019

Désengorger la Métropole Lyonnaise et améliorer la qualité de notre air sont des enjeux essentiels auxquels on peut répondre par une politique de mobilité et de déplacements. Face à ces défis, les élus UDI de la Métropole de Lyon sont force de proposition.

Ainsi, fin janvier nous avons proposé la mise en place d’un RER à la Lyonnaise. La Métropole comptant 35 gares SNCF sur son territoire, ce réseau permettrait d’améliorer les déplacements pour l’ensemble des habitants de la Métropole. Les liaisons transverses (ouest-est ou nord-sud) permettent une desserte beaucoup plus efficace et rapide (exemple, une liaison Saint-Germain-au-Mont-d’Or / Irigny ou Francheville / Saint-Priest en seulement 30min contre 1h10 actuellement). Ce réseau permettrait également de rentabiliser les investissements déjà réalisés au niveau ferroviaire.

CONTEXTE

Une évolution importante des distances domicile/travail

Source : les Assises de la mobilité

Des flux entrants et sortants importants

  • 680 000 emplois sur le territoire métropolitain, 180 000 salariés résidents hors métropole, 75% d’entre eux utilisent leur voiture ⇢ 120 000 véhicules/jour.
  • Existence de flux sortant (environs 1/3 des flux entrants)
  • De plus en plus de navetteurs sur la plupart des relations.
  • Le territoire de la Métropole de Lyon emploie 2 à 4 actifs (entrants)quand les territoires voisins emploient un actif habitant la Métropole de Lyon (sortant).
  • 40 à 45% des actifs entrants dans la Métropole de Lyon sont issus des catégories socioprofessionnelles « employés » ou « ouvriers »(18 à 33% pour les sortants).

  • Un impératif :avoir une vision d’ensemble pour garantir une équité à l’ensemble des métropolitains, quel que soit leur territoire de résidence ou de travail
  • Enjeu du déclassement A6/A7, nous devons proposer une alternative efficace à l’utilisation de la voiture pour les 80 000 déplacements locaux.

Source : les Assises de la mobilité

Source : les Assises de la mobilité

Conclusion :

Il faut améliorer les mobilités au niveau du territoire métropolitain, mais aussi vis-à-vis de l’ensemble du territoire de l’aire métropolitaine lyonnaise (St Etienne, Grenoble, Roanne, Vienne ou Bourg-en-Bresse).

Proposition V2.0

Élisabeth Borne, Ministre des Transports, reprend les propositions du groupe UDI et Apparentés Métropole de Lyon

En mars 2018, nous demandions par courriers à Mme la Ministre des Transports que la future LOM incite très fortement les Métropoles et les Régions à travailler ensemble. Ceci devant permettre au niveau lyonnais la mise en place du projet de REM (Réseau Express Métropolitain) que nous défendons.

« Pour prendre l’exemple de la Métropole de Lyon, nous avons sur notre territoire 35 gares desservies par le réseau TER Auvergne-Rhône-Alpes. Ces infrastructures constituent un réseau suffisamment dense pour proposer un Réseau Express Métropolitain (REM), qui aurait pour ambition d’être un véritable RER à la Lyonnaise. La mise en place de ce REM ne peut être réalisée que par un copilotage et des investissements communs Région/Métropole. Cette évolution est la seule solution pour mieux optimiser les investissements déjà effectués tout en offrant un service de mobilité performant à l’échelle du territoire métropolitain. »

Lettre complète en PDF

En novembre 2018, son directeur de cabinet nous indiquait que ces objectifs seraient bien intégrés dans le projet de LOM.

« Le Gouvernement partageant pleinement l’idée d’articuler plus étroitement I‘action des différents acteurs publics en matière de mobilité, et au regard des attentes exprimées en ce sens lors des Assises nationales de la mobilité, la ministre souhaite que le projet de loi d’orientation sur les mobilités y apporte des réponses concrètes. Il est ainsi prévu d’autoriserpar ce biais les métropoles, dont celle de Lyon, en tant qu’autoritésorganisatrices de la mobilité, à contribuer au financement d’un service ferroviaire régional de voyageurs ou d’un service en gare situes dans leur ressort territorial, dans le but de répondre à un besoin spécifique ou d’accroître leur niveau de desserte. À cette fin, elles pourraient conclure une convention avec la région. » 

Lettre complète en PDF

En mars 2019, le Conseil de la Métropole adopte à l’unanimité le vœu déposé par les élus « UDI et apparentés ».Ce vœu ouvre la voie à la mise en place à terme d’un RER à la Lyonnaise, de la convergence tarifaire TCL/TER et de la transformation des 35 gares SNCF en pôle multimodal.

« Le Conseil de la Métropole de Lyon exprime le vœuque l’ensemble des collectivités locales de l’Aire métropolitaine lyonnaise en lien avec la région Auvergne-Rhône-Alpes, expriment leur ambition du développement des liaisons ferrées au service des déplacements du quotidien. Ceci en amont du débat public animé par la Commission nationale du débat public (CNDP).

Il est pour nous essentiel de nous assurer que le projet de désaturation du Nœud ferroviaire lyonnais (NFL) permette la mise en place, à moyen et long terme, d’une desserte ferroviaire de type RER sur l’ensemble du territoire. Cette desserte doit être mise en place grâce à la collaboration entre la Métropole de Lyon et la Région AURA pour assurer un service cadencé, synchronisé et efficace afin de répondre à un besoin réel et quotidien de l’ensemble des citoyens. »

Le vœu complet en PDF

Lors d’un colloque organisé par SNCF Réseau à Bordeaux, Élisabeth Borne, Ministre des Transports, a évoqué le problème de saturation du nœud ferroviaire des grandes métropoles et a demandé au gestionnaire des infrastructures de lui présenter d’ici au 1er janvier un schéma directeur national des RER métropolitain.

Élisabeth Borne demande un schéma national des RER métropolitains pour la fin 2019 

Augmenter la part du ferroviaire dans les zones denses, c’est l’un des objectifs de la Loi d’orientation des mobilités actuellement en discussion devant l’Assemblée nationale. D’où̀ l’idée de créer des RER sur le modèle francilien dans toutes les grandes métropoles pour désaturer les nœuds ferroviaires, où d’impressionnants embouteillages de trains ont lieu au quotidien. À Bordeaux, où se déroule aujourd’hui un colloque organisé par SNCF Réseau sur le sujet, Élisabeth Borne est intervenue pour demander au gestionnaire des infrastructures de lui présenter d’ici au 1er janvier un schéma directeur national des RER métropolitains. Estimant que « le ferroviaire ne joue pas encore son rôle dans les métropoles régionales, que ce soit à Bordeaux, Toulouse, Marseille, Strasbourg ou encore à Lyon », la ministre des Transports a annoncé vouloir mettre sur la table 2,6 milliards sur dix ans, dont la moitié́ apportée par l’État. « Cela vaudra aussi pour les grands corridors transfrontaliers », a-t-elle ajouté. 

Ville Rail & Transports du 28 mai 2019 

REM V2.0 : UN PHASAGE EN 2 ÉTAPES

Cette annonce reconnaît que nos propositions avaient un temps d’avance et est une formidable opportunité pour améliorer à court terme les mobilités de l’ensemble des métropolitains (habitants, mais aussi salariés ou étudiants).

De ce fait nous avons phasé notre projet initial en 2 étapes :

1re étape réalisable à court terme (2025-2030) qui exploite mieux Perrache et Jean Macé

  • REM A : Mâcon ⇢ Belleville ⇢ Villefranche ⇢ Saint-Germain-au-Mont-d’Or ⇢ Lyon puis 2 branches vers Vienne via Feyzin et St Etienne via Givors ⇢ Irigny REM B : Roanne ⇢ Tarare ⇢ L’Arbresle ⇢ Charbonnière ⇢ Tassin ⇢ Lyon ⇢ Vénissieux ⇢ St Priest ⇢ Bourgoin ⇢ Grenoble

2e étape à plus long terme sous la dépendance de la désaturation du NFL (2040 ou plus)

  • REM C : Ambérieu ⇢ Miribel ⇢ Lyon ⇢ Vienne
  • REM D : Bourg ⇢ Sathonay – Rilleux ⇢ Lyon ⇢ St Etienne

La phase 1 de notre projet REM offre déjà une révolution des mobilités à l’échelle de la métropole de Lyon et de l’aire métropolitaine lyonnaise.

  • Elle permet de proposer un service diamétralisé, cadencé (au minimum ¼ d’heure), régulier, plus fiable, sur des infrastructures préexistantes et couvrant l’ensemble du territoire métropolitain (35 gares sur la métropole) et irriguant les autres agglomérations régionales.
  • Un projet qui doit intégrer la création de parcs relais sécurisés (voiture ET vélo), la transformation des gares en espaces multimodales, la création d’un réseau de pistes cyclables pour accéder aux gares.
  • Un projet qui permet à court terme la transformation de l’axe A6/A7 en boulevard urbain sans reporter le trafic sur d’autres voiries.
  • Un projet d’intérêt économique, social et environnemental Un projet réalisable à moyen terme 5/10 ans (sans attendre 20 à 25 ans pour la désaturation du NFL).
  • Un projet qui nécessite 2 investissements significatifs :
    • Le doublement des voies Lyon-Grenay (passage de 2 à 4 voies). Ceci est programmé dans la désaturation du NFL, mais pourrait être réalisé de manière indépendante du projet global.
    • Le doublement du tunnel St Irénée (face à la gare de Perrache et qui permet de passer de Gorge de Loup à Perrache).

Dans le cadre du débat sur la désaturation du NFL nous allons demander à la SNCF que le doublement de la section Lyon-Grenay soit réalisé à court terme, sans attendre la désaturation du NFL. De même, nous demanderons le lancement d’une étude de faisabilité pour le doublement du tunnel St Irénée/Fourvière.

NOS PROPOSITIONS DÉJÀ PRÉSENTÉES

Convergence tarifaire TCL/TER.

L’objectif est d’autoriser la circulation sur le réseau TER en interne de la Métropole de Lyon avec un abonnement TCL. Ceci existe déjà à Grenoble, Lille, Strasbourg ou Marseille. Cette proposition présente l’avantage d’augmenter l’offre de ligne structurante tout en permettant une mise en oeuvre rapide (délais de quelques mois)

Un pilotage partagé Région/Métropole de l’ensemble des lignes fortes (Métro, tram et TER) sur le territoire métropolitain.

Cette demande faite localement a également été portée auprès de Mme la Ministre des Transports en amont de la préparation de la loi LOM (cf courrier en annexe, ainsi que la réponse du Directeur de Cabinet de Mme la Ministre qui indique que cette meilleure coordination est également une volonté du ministère). Dans cet esprit nous souhaitons que les outils de communication de la Métropole présentent une mobilité sans couture (TCL, TER, covoiturage,…)

Une desserte efficace des gares SNCF par les TCL (desserte des gares par les TCL).

Le but poursuivi est de réaliser des étoiles secondaires de ligne de bus autour de pôles multimodaux que constituent les gares ferroviaires ; elles-mêmes parties de la vaste étoile ferroviaire de la région lyonnaise. Chaque gare TER doit être desservie, avec une coordination des horaires, par les TCL et doit comporter un parc-relais (voiture et vélo). L’objectif est de faire de chaque gare un espace multimodal.

Mise en place d’un compte mobilité

Ce compte donnant accès, avec un seul abonnement, aux transports en commun, parkings, location longue durée de vélo, Velo’V, TER intra-métropole (REM), covoiturage, autopartage (CitiZ) et location de voiture.

Une semblable application est déployée depuis l’automne 2018 sur l’agglomération de Mulhouse. Pour convaincre un automobiliste d’abandonner sa voiture il faut lui proposer une solution intégrée qui lui apporte plus de souplesse que l’usage de sa voiture personnelle en autosoliste.

Mise en place d’une politique incitative en faveur du covoiturage.

L’objectif est de lutter contre l’autosolisme (en moyenne 1,15 personnes par voiture dans le cadre des trajets domicile/travail). Pour développer le covoiturage nous proposons d’attribuer un label “covoitureur” valable 24h et ouvrant droit à certains avantages : voies de circulation réservées, abonnement parking à tarif préférentiel,…

Projet de transport en commun pour déclasser l’axe A6/A7.

Notre projet, présenté avant la phase 1 adoptée par la Métropole de Lyon, proposait la mise en place d’une ligne de métro-bus sur l’axe A6/A7 avec la création de 2 parcs-relais de très grande capacité à Limonest et Pierre-Bénite ainsi qu’une politique incitative en faveur du covoiturage.

Projet de transport en commun pour déclasser l’axe A6/A7.

Notre projet, présenté avant la phase 1 adoptée par la Métropole de Lyon, proposait la mise en place d’une ligne de métro-bus sur l’axe A6/A7 avec la création de 2 parcs-relais de très grande capacité à Limonest et Pierre-Bénite ainsi qu’une politique incitative en faveur du covoiturage.