Article publié le 19 octobre 2018 sur Salade Lyonnaise / Tribune de Lyon

Métropole de Lyon : la prise de guerre de l’UDI à Gérard Collomb

La journée du 5 novembre sera orageuse, du moins politiquement.

Avant le vote qui devrait entériner le retour de Gérard Collomb à la mairie de Lyon, l’élue métropolitaine Marylène Millet quittera le groupe présidé par la centriste Fouziya Bouzerda pour siéger aux côtés des élus UDI à la Métropole.

De six à huit

Un heureux évènement pour Christophe Geourjon, le président du groupe UDI à la Métropole, déjà parmi les instigateurs du collectif « Construisons la Métropole pour demain » en vue de 2020. Avec le remplacement de Georges Fenech (LR), qui a démissionné récemment de ses mandats politiques, par un élu UDI, Marc Augoyard, leur groupe votera à huit, au lieu de six.

Pour Marylène Millet, il s’agit d’une évolution logique : « Je suis encartée à l’UDI depuis trois ans, argumente-t-elle. J’ai été nommée secrétaire nationale chargée de la solidarité avant l’été ». D’ailleurs, elle « a tout fait dans l’ordre » pour ne pas déstabiliser son ancien groupe.

Soif d’indépendance

L’élue insiste : aucun différend personnel ne se cache derrière son départ. « Je ne suis pas fâchée avec mon groupe, mais il faut rester cohérent ».

Une cohérence que les Centristes et Indépendants menés par Fouziya Bouzerda auraient perdu : tous ses membres à l’exception de Marylène Millet avaient rejoint Prendre un temps d’avance, l’association lancée par Gérard Collomb en vue des échéances électorales de 2020.

« Initialement, notre groupe était indépendant. Aujourd’hui, si je ne subis pas de pression explicite, il y a tout de même la pression du nombre », souffle l’élue de Saint-Genis-Laval, qui considère qu’il faut une « solidarité » au sein d’un même groupe politique.

Une solidarité qu’elle partage à présent avec Christophe Geourjon ou encore Denis Broliquier, le maire du 2e arrondissement, et plus avec les alliés objectifs de Gérard Collomb.

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