D.BroliquierMonsieur le président,

Cette délibération est l’occasion de régulariser les tarifs de la taxe de séjour et de les mettre en adéquation avec certaines des modifications du régime de cette taxe définies dans la loi de finance 2015. Je dis certaines, car figurait notamment dans cette loi des dispositions visant à appliquer la taxe de séjour aux plateformes de mise en relation entre particuliers de type AirBnB.

Hors régularisation,  vous avez fait le choix de ne pas augmenter cette taxe sauf pour les 5 étoiles. Nous remarquons au passage que la Taxe de séjour pour les 2* à Lyon, sans avoir été augmentée, est supérieure à celle récemment votée à Paris après augmentation 0,99 € à Lyon pour 0,90 € à Paris.

A Paris, justement, votre homologue parisienne Anne Hidalgo a décidé de profiter des nouvelles dispositions de la loi de finances en négociant avec AirBnB. A partir du 1er octobre prochain, la société collectera 0,83 € sur la réservation de chaque voyageur pour les reverser à la Ville de Paris. Une somme qui correspond à la taxe pour la catégorie « meublés touristiques non classés ».

Après Paris et San Francisco, d’autres villes devraient suivre. Lyon sera-t-elle concernée ? Si oui,  a quelle échéance ? Si oui, la collecte sera-t-elle anonyme comme le souhaite Air BnB ou nominative comme l’exigerait l’équité fiscale. Nous ne sommes évidemment pas aux mêmes volumes d’offres (plus de 40 000 à Paris contre 3 000 à Lyon !) mais c’est un phénomène qui se développe fortement dans notre agglomération notamment dans la mouvance de son attractivité croissante. N’oublions pas que ce mouvement a des conséquences très concrètes sur le tourisme, mais aussi le logement de tous et le vivre ensemble. Et ce  phénomène va encore s’amplifier. Il vaut peut-être mieux l’accompagner, voire l’encadrer et le contrôler, plutôt que laisser l’écart se creuser avec les formes d’hébergements classiques.

Je vous remercie,

Denis Broliquier

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