La commune de Villeurbanne à mis en place une expérimentation sociale innovante :  le « Territoires zéro chômeur de longue durée », sur le territoire du quartier de Saint-Jean, un quartier identifié comme prioritaire au titre de la politique de la ville.

Les élus UDI libéraux et sociaux félicitent donc les décideurs et les acteurs de cette belle initiative.

Les élus UDI et apparentés soutiennent ce dispositif innovant. D’abord, car chaque chômeur, quelqu’il soit a des compétences pouvant être utiles à la société. Et il est important de redonner une estime de soi à ce public souvent dé-socialisé et de créer une dynamique positive pour l’ensemble des acteurs. Cette conviction humaniste est au coeur de la démarche. »

Intervention de Denis Broliquier

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Aujourd’hui, sur les 2,45 millions de chômeur de longue durée, plus d’un tiers sont sans emploi stable depuis plus de trois ans. C’est tout d’abord un drame humain pour ces personnes éloigné d’une activité professionnelle. C’est aussi un coût pour la collectivité estimé entre 15.000 et 20.000 euros par personne et par an. Sur l’ensemble du territoire français, cette inactivité forcée, est évaluée à 36 milliards d’euros par an. C’est un double enjeu certain.

Et pourtant, nous avons l’impression que les gouvernements successifs ont baissés les bras face à cette situation dramatique. Les chômeurs de longue durée doivent se sentir bien seuls, il faut bien le reconnaitre qu’ils le sont dans leur état.

C’est pourquoi, nous avons appris avec intérêt que la Commune de Villeurbanne a souhaité expérimenter le dispositif « Territoires zéro chômeur de longue durée », sur le territoire du quartier de Saint-Jean, un quartier identifié comme prioritaire au titre de la politique de la ville. L’idée de ce dispositif expérimental est très simple : créer des emplois, à destination des chômeurs de longue durée, sur des activités inexistantes bien qu’utiles à la société, mais insuffisamment rentables selon les critères économiques. Le dispositif est financé par le transfert des sommes affectées au chômage de longue durée : les dépenses sociales (RSA, allocations logement), les dépenses liées à l’emploi (allocation spécifique liée à l’emploi…) mais aussi le manque à gagner créé par le chômage (en impôts et cotisations sociales) ou les coûts induits (les conséquences sociales du chômage dans les domaines du logement, de la santé, de la sécurité…)..

Les élus UDI et apparentés soutiennent ce dispositif innovant. D’abord, car chaque chômeur, quelqu’il soit a des compétences pouvant être utiles à la société. Et il est important de redonner une estime de soi à ce public souvent dé-socialisé et de créer une dynamique positive pour l’ensemble des acteurs. Cette conviction humaniste est au coeur de la démarche.

Ensuite, car il s’agit d’une expérimentation et nous sommes favorables à la démarche expérimentale dans l’espace public. Nous ne l’utilisons pas assez ou on l’a souvent généralisé, tout réglementé, tout uniformisé.  Alors nous apprécions cette initiative originale, même si elle est partielle.

Enfin, n’oublions pas nos fondamentaux libéraux qui nous conduisent à penser que c’est l’entreprise qui seul crée la richesse économique. Cette expérimentation mise sur le travail, sur la dynamique économique plutôt que sur le revenu de transfert et l’assistante et sa finalité est a terme d’intégrer les chômeurs dans les entreprises classiques et de les faire donc participer à leur tour à la création de richesse. Les élus UDI libéraux et sociaux félicitent donc les décideurs et les acteurs de cette belle initiative, et ils adressent tout leur encouragement à ces encadrants et à ces bénéficiaires et ils voteront – à deux mains – en faveurs de cette délibération.

Je vous remercie.

Denis Broliquier

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