C.GeourjonMonsieur le Président,

Le CPER a été signé le 11 mai 2015, je suis donc étonné que ce contrat métropolitain n’arrive qu’aujourd’hui en débat à la Métropole alors que nous sommes en pleine campagne électorale. La ficelle est un peu grosse.

Revenons sur le fond : nous avons dans ce contrat métropolitain beaucoup de projets qui sont important pour notre Métropole et nous nous en réjouissons.

Nous sommes par contre étonnés par certaines positions dogmatiques de la Région, positions peut-être imposées pour maintenir un semblant d’unité dans la majorité éclatée du président actuel. Je ne citerai qu’un seul exemple qui concerne la mobilité. La région a adopté une position de principe de non participation à des projets routiers. Exit donc les études pour le contournement routier de Lyon. C’est une vision étroite de la mobilité, qui doit au contraire etre multi-modale, associant transport en commun, mode doux et aussi véhicule routier. Il y a la une complémentarité et pas une opposition. Il aurait été plus judicieux de financer des projets innovants comme par exemple un prototype de voie réservée pour le covoiturage.

De la même manière, le refus de la région de participer à des projets de transports en commun urbains. Là aussi, il y a une aberration ! Les usagers des TER sont également des usagers réguliers des transports en commun urbains. Si les transports urbains sont saturés, cela pousse les voyageurs à reprendre leur voiture. Il n’est pas satisfaisant que la totalité des investissements soient supportés par la Métropole et le SYTRAL puisqu’une partie des voyageurs sont régionaux.

Enfin, ce projet de contrat métropolitain démontre l’échec du gouvernement à simplifier le mille feuille administratif Français. En effet l’état contractualise avec la région, qui dans un 2ème temps contractualise avec les départements et les métropoles pour cofinancer des projets. Nous sommes loin de l’objectif de spécialisation de chaque échelon. En résumé, aujourd’hui comme hier chacun fait tout, chacun se mêle de tout avec sa propre vision et ses propres critères !

Une autre illustration de cette complexité entretenue concerne la plaine de St Exupéry qui est un territoire stratégique pour notre Métropole, mais que vous n’avez pas souhaité intégrer dans la Métropole. Pas de problème, on indique dans le contrat métropolitain que nous établirons prochainement, je cite, une autre convention « Territoire à enjeu spécifique », convention impliquant elle aussi la région, l’état. Effectivement la simplification est en route !

Dernier point, l’ambition de ce contrat est en très nette baisse. En effet, lors du dernier CPER (2007-2013) la contribution de la région était de 50€ par habitant, dans ce projet la contribution de la région n’est plus que de 40€ par habitant. Dans le même temps, le budget de la région a lui augmenté de 11% (passant de 2,116 Md€ à 2,343Md€). Si je rajoute l’inflation, ce contrat métropolitain accuse une baisse relative de 25% de l’investissement de la Région Rhône-Alpes sur notre territoire par rapport au précédent CPER. À croire que notre territoire, ou ses élus, ne sont pas appréciés au siège de la région …

Nous avons besoin d’un nouveau souffle dans les relations entre la Métropole et la région

Pour toutes ces raisons, et malgré l’intérêt de certains projets inclus dans ce contrat, les élus du groupe UDI ne peuvent approuver rapport concernant le CPER 2016-2020. A l’inverse, nous approuverons l’avenant de Convention de Fonction d’Agglomération et de Centralités qui concerne des opérations déjà en cours.

Je vous remercie

Christophe Geourjon

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