Une politique volontariste en matière de sécurité routière passe par de meilleurs aménagements, une meilleure information, mais aussi des actions répressives.

Marc Augoyard a profité d’une délibération pour évoquer globalement la thématique de la sécurité routière dans la métropole. Trois principales remarques :

  • La sécurité routière passe par de meilleurs aménagements
  • Une meilleure information des usagers
  • Une meilleure action répressive

Intervention de Marc Augoyard

Monsieur le Président, mes chers collègues,

L’association Réagir – L’enfant et la rue réalise un travail formidable pour sensibiliser les plus jeunes à la sécurité routière. Son travail est remarquable. Le versement par la métropole d’une subvention en est aussi la reconnaissance.

Je souhaitais toutefois profiter de cette délibération pour évoquer plus globalement la thématique de la sécurité routière dans notre métropole. 

Trois remarques : 

1° La sécurité routière passe par de meilleurs aménagements

L’action de la métropole est efficace en la matière. Néanmoins, il convient de faire attention à certains aménagements : par exemple, le cours Lafayette, avec des chicanes ou des passages piétons guères visibles de nuit…

Surtout, il est important d’éviter les réactions à chaud, souvent in situ, dès qu’un accident, parfois dramatique, arrive. Ces annonces ne se traduisent pas toujours par des réalisations rapides, par exemple après l’accident à l’angle de l’avenue Foch et de la rue Duquesne en décembre dernier.

Tout a été proposé, rien n’a été fait.

Ces effets d’annonce sont plus ravageurs qu’autre chose pour nos concitoyens car ils érodent encore un peu plus la confiance qu’ils portent envers leurs représentants.

Autre exemple, à la mairie du 6ème, nous avons identifié un carrefour accidentogène. Pas de victimes physiques, mais beaucoup de tôle froissée. Le problème a été vite identifié. Pourtant, il nous est toujours aussi compliqué de faire étudier le déplacement d’un stop sur un carrefour particulièrement accidentogène.

Il faudrait donc songer à une meilleure analyse des zones accidentogènes et essayer de trouver des réponses sur le long terme, associant en amont et dans la réalisation, les élus de proximité.

2° Une meilleure information des usagers

L’information est cruciale. Notre métropole sait communiquer. Elle sait parfois moins informer. 

Je voudrais juste prendre un exemple d’actualité avec le déploiement du double sens cyclable. Cet aménagement va changer les habitudes quotidiennes des riverains et améliorer la circulation des cyclistes. Mais quelle a été l’information de la part de la métropole, qui pilote le projet ? Aucune, à part quelques publicités.

Dans le 6ème, parce que nous soutenons pleinement ces aménagements, nous avons organisé une réunion publique, utilisé nos faibles moyens de communication, mais cela ne suffira pas. Si nous voulons que ce changement, cette fois à grande ampleur, se passe bien il est nécessaire d’informer à grande échelle. Malgré nos demandes insistantes, rien n’a bougé.

Le temps presse, ces réalisations seront faites cet été !

Enfin, 3° Une meilleure action répressive

La métropole a pris des mesures intéressantes en matière de sécurisation des déplacements, comme la réduction de la vitesse sur le périphérique. On sait en effet que la réduction de la vitesse est un vecteur essentiel. Mais qu’est-ce que la réduction de la vitesse si cette mesure n’est pas respectée ? Un élément de com’ de plus, et une perte d’autorité de la décision publique.

On sait que le civisme n’est pas le réflexe premier de beaucoup d’automobilistes. Il a suffit de constater les comportements irresponsables qui ont succédé au masquage de certains radars ces derniers mois. Il suffit de prendre le périph’, de rouler à 70 km/h et de constater que l’on se fit doubler par la plupart. La métropole envisage-t-elle de travailler avec l’État pour mieux faire respecter la règle qu’elle a décidée ? Les solutions technologiques existent.

Il en sera de même en ce qui concerne le déploiement des bandes cyclables qui risquent encore trop souvent de servir de ligne de stationnement en double-file ou de dépose-minute pour livraisons.

Une politique volontariste en matière de sécurité routière passe donc par de meilleurs aménagements, une meilleure information et une meilleure réaction coercitive.

Je vous remercie.

Marc Augoyard


Conseil du 8 juillet 2019

Dossier n°2019-3675 : finances, institutions, ressources et organisation territoriale – Sécurité routière – Attribution d’une subvention à l’association Réagir – L’enfant et la rue