Laurence Croizier - Groupe UDI Métropole de LyonEn ce début de conseil métropolitain (du 21 mars), Laurence Croizier intervient au sujet du Rapport d’observations définitives de la CRC Auvergne-Rhône-Alpes concernant la gestion de l’association de La Villa Gillet au cours des exercices 2008 à 2013. 

Monsieur le Président,

Après sa présentation au conseil municipal lundi dernier, le rapport de la chambre régional des comptes sur la Villa Gillet nous est enfin présenté et le moins que l’on puisse dire est qu’il est accablant.

La lecture du sommaire est déjà particulièrement – et malheureusement – très claire.

Ma collègue Fabienne LEVY a repris lors de son intervention très riche au conseil municipal de Lyon, les principaux éléments pointés par la Chambre Régionale des Comptes.

Je cite en vrac :

  • Une gouvernance ou les membres sont peu nombreux mais surtout peu présents avec donc un conseil d’administration et une assemblée générale fantomatiques
  • Une direction salariée prédominante, décisionnaire et une absence de contrat de travail à jour depuis 20 ans
  • Des augmentations salariales importantes non décidées par les organes de l’association
  • Un directeur qui n’a pas de délégations formalisées comme la signature !
  • Un financement très majoritairement public dispersé et peu coordonné,
  • Des comptes insuffisamment fiables
  • Des charges et frais professionnels trop importants,
  • Pas de comptes rendus financiers qui sont pourtant obligatoires.

Notre groupe vous alertait encore récemment sur le coût du Festival Mode d’emploi.

Au regard des réponses que vous avez faites lors de conseil municipal du 14 mars et de la présentation que vient d’en faire Madame la Vice Présidente, tout comme Monsieur Képénékian lundi dernier, vous n’avez visiblement pas pris conscience de la gravité de cette situation.

La lecture des recommandations de la Chambre ne peut se résoudre à un comité de suivi et à l’argument du loyer que va enfin payer la Villa Gillet (menaçant ainsi les autres structures).

Les lacunes et manquements graves de la Ville et de la Métropole, leur défaillance ne peuvent pas se résoudre par un tour de passe passe en rejetant la faute sur la Région et sur Monsieur Queyranne.

N’oubliez pas d’ailleurs que le simple fait d’un directeur commun pour la Villa Gillet et les Subsistances (dont pour le coup vous ne pouvez vous défausser) rend cet argument fragile…

Une fois encore, comme dans d’autres situations, ce qui est reproché est le manque de rigueur, le manque de contrôle exercé dès que l’on est « entre amis »…

Notre groupe vous demande très clairement que l’association (si vous maintenez ce statut) présente un projet stratégique pour les prochaines années, avec des budgets prévisionnels, et des statuts rénovés, que dans un souci de transparence, un élu représentant de chaque groupe participe au conseil d’administration ou au bureau.

Je vous remercie.

Laurence Croizier

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